Sur mon blog il y aura : en vrac, de la musique, des comptes-rendu de concerts, une sélection des meilleurs albums, une programmation musicale hors du commun, l'agenda des concerts de ta région (si tu habites la mienne!).
Vendredi 12 octobre 2007 l'Astrolabe : HEAVY TRASH
Nicolas et Cécilia c'est du passé (je me lance dans la rubrique people). La presse française étant muselée seule une poignée (une très large poignée, une
brassée quoi!) connaissait la vérité. Je ne vais pas défendre Nicolas, qui nous la met bien profond, ne l'oublie jamais mon copain et si tu as des doutes regarde le chiffre (ridicule) en bas de
ta fiche de paie, si tu as la chance d'avoir un boulot !
Cécilia a vraiment un caractère pas facile. Souviens-toi de toutes ses frasques : elle ne se déplace pas au second tour des présidentielles, elle n'assiste pas au dîner américain organisé par
Georges W Bush, elle refuse le voyage en Bulgarie. La liste est longue et je ne te parle même pas de la dernière fois ou Nicolas a pu la toucher ! Difficile parfois d'être Président, mais il y a
bien quelque part à l'Elysée, planqué dans (sous) un bureau, une Monica Lewinsky en puissance !
Mais non je n'oublie pas que c'est avant tout un site musical, on peut s'amuser un peu, merde ! C'est la défaite de la France contre l'Angleterre qui te met dans cet état ? Calme toi, monte dans
cette splendide Cadillac rose bonbon et plongeons dans le monde merveilleux des années 50.
Je me tue à te le dire mais je n'ai pas un métier facile (tu ne peux pas t'imaginer à quel point). C'est donc aux alentourx de 21h30 que Rodolphe et moi arrivons à l'Astrolabe. Juste le temps de
boire une bière et nous voilà au pied de la scène subjugués par le trio Finlandais des MICRAGIRLS. C'est spontané, sale à
souhait, primaire, non primitif la langue française est riche alors sachons l'utiliser. Plus Garage tu ne trouves pas, ou alors pas encore. En approchant Mari, Kristi ou Kata
tu respires à plein nez les effluves d'huile de vidange. Un parfum enivrant comme leur prestation scénique.
Retour au bar pour une seconde bière (plutôt troisième non ?), l'ambiance est bon enfant, autour de nous la foule est plus mature que pour mon précédent concert, on se lâche un peu plus, tu n'as qu'à faire un tour dans les toilettes pour t'en rendre compte !
L'esprit est Rock'n'roll tout simplement.

Les voilà : John SPENCER (Blues Explosion) et Matt VERTA RAY (Speedball Baby). Entrée fracassante, le ton est donné pour l'intégralité du set. Nous sommes immergés dans un bain de jouvence qui
nous a ramené dans les années 50. Sur scène des amplis Vox, une guitare électro acoustique Gibson au son de vieille ferraille, un micro Shure 57 que John va mastiquer toute la soirée, des
costards bien taillés, des chemises satinées et de la gomina à gogo. Bien sûr, qu'est ce que tu crois ! Une contrebasse et le cow-boy qui va avec. Merde nous y sommes ! Le son est sauvage,
hargneux, la voix hocqueteuse (j'ai le droit c'est français !), l'ensemble est merveilleusement crasseux. A mon avis John va mourir demain et il le sait, c'est pas possible autrement, c'est le
concert de la dernière chance, de la redemption, du salut éternel et il entraine avec lui le reste du groupe et le public avec. Tout transpire la passion, les poussées d'adrénaline sont
violentes et répétées. Par instant les fantômes d'Elvis ou Johnny Cash ressurgissent et ils sont fiers les bougres ! L'esprit Rock est bien là : noirceur, subversion, sexe avec des
paroles très chaudes (carrément obscènes n'ayons pas peur des mots). Et puis ces breaks. Placés au bon moment ils font monter la pression encore, encore et encore. Et puis BOUM tout explose,
le son a déchiré l'espace et toi avec, les guitares te lacèrent, la voix de John t'anéantit, tu baignes dans la musique, la musique baigne en toi, c'est l'apothéose. Difficile de sortir
indemne des HEAVY TRASH.
Et pendant ce temps de l'autre coté de la Loire Zazie terminait son spectacle à 50 euros la place...