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vendredi 25 avril 2008 Zénith d'Orléans : DIONYSOS

 


















Il sera certainement difficile de faire mieux, voir de faire aussi bien, que la prestation de Dionysos vendredi soir.
Mais avant de plonger dans le Zénith d'Orléans, petit rappel (à tarte) de la carrière de ce groupe Rock Français.

Tout commence au Lycée Camille VERNET de Valence en 1993. Une bande de 4 adolescents décide de monter un groupe. Eric SERRA TOSIO à la batterie, Guillaume GARIDEL à la basse, Michaël PONTON à la guitare et Mathias MALZIEU au chant et à la guitare. Elisabeth MAISTRE ne les rejoindra aux violons qu'à partir de 1997. Elle deviendra, grâce à sa voix si particulière, un élément du succès de DIONYSOS. En l'attendant le groupe, après avoir gagné un tremplin Rock, sort un premier album en 1996 : "Happening Song" . Quelques concerts pour se faire la main et en 1998 sorti du second album, avec Babeth cette fois-ci : "The Sun Is Blue Like The Eggs In Winter". La notoriété n'est pas encore au rendez-vous, mais le groupe se fait remarquer par des labels lors de ses concerts et finit par signer avec TREMA.
En 1999 DIONYSOS enregistre aux États Unis un nouvel album "Haïku". Un titre obtient un réel succès : "Coccinelle". Mais la gloire auprès du grand public arrive en 2002 avec "Western Sous La Neige" produit par Steve ALBINI. Tout le monde a encore dans la tête le célébrissime "Song For Jedi" le tube qui consacrera DIONYSOS.
En 2005 "Monsters In Love" produit par John PARISH nous entraîne dans l'univers de Mathias MALZIEU notamment avec "Giant Jack" que l'on retrouve également sur son livre (et oui à la fois musicien et écrivain) "Maintenant Qu'il Fait Tout Le Temps Nuit Sur Toi".
Dernier album en date "La Mécanique Du Coeur" sorti en novembre 2007 où nous retrouvons sur plusieurs morceaux Olivia RUIZ.

En marge de ces albums DIONYSOS remporte un vif succès lors de ces prestations scéniques toujours époustouflantes voir démesurées. A toi de juger dans les lignes qui vont suivre.

Je viens de lire le compte-rendu du concert paru dans la Rép' et tu sais quoi et bien j'aurais pu l'écrire. Je le trouve excellent, il résume parfaitement le déroulement du concert. Il manque juste ce petit coté décalé qui a fait ma réputation, mais bon on a une ligne éditoriale a tenir lorsqu'on est journaliste à la Rép'. Moi la seule ligne que je dois tenir est toute blanche !

4 immenses horloges, des mécanismes de montres ou de pendules disséminés sur la scène, le décor est planté. Immédiatement tu penses à Tim BURTON (c'est tellement évident) ou Lewis CAROLL. Des jeux de lumière pertinents soulignent l'ambiance. La qualité du son est exceptionnelle et je pèse mes mots. Les 8 musiciens sont habités. Mathias MALZIEU est un petit lutin (plutôt diable en fait), tout juste sorti de sa boite. Tous les ingrédients sont là et ils sont parfaitement dosés pour que cette soirée soit inoubliable. Tu as préféré rester chez toi ? Pauvre blaireau tu peux aller te suicider maintenant je ne vois pas ce qu'il te reste d'autre à faire !

Par où je commence ? Le slam de Mathias dès les premiers titres ? Sa démesure démentielle ? Son excès de générosité ? La symbiose totale avec son public ? Pas étonnant qu'il soit ami avec Cali ils sont du même bois dont on fait les Fender (la marque ne me reverse rien, malheureusement).

Il bondit le bougre, il bondit si loin qu'il atterrit au milieu de la foule pour le second slam de la soirée. Mathias va remonter le public tel un saumon remontant les rivières sauvages du Canada, jusqu'à la régie tout en haut du Zénith. Un porte voix dans la main histoire de chauffer le public déjà porté à ébullition et il redescend par le même chemin en passant par les mains expertes de Sophie-chérie :
- "il est trempé".
Le mot délire a dû être inventé uniquement pour cette occasion. Il ne remonte pas sur scène il se plaît dans la fosse, se dresse, plonge, replonge, se tourne, c'est du bonheur de le voir aussi bien. Retour avec ses musiciens, son guitariste le prend dans ses bras et il s'éclipse pour quelques instants, histoire de soigner ses bleus ?
Et le revoilà de nouveau bondissant, toujours dressé sur une enceinte retour.
L'ambiance est très rock, à la limite nous pourrions employer le terme punk. On pogotte dans la bonne humeur, on interpelle dans la joie. Mathias parle beaucoup. Il nous présente un de ses musiciens, il est Orléanais il fait partie de sa section cuivre et ... il le pousse dans la foule pour un baptême de slam ! Tout ça est très bon enfant. Babeth apporte un peu de douceur avec sa voix si fragile mais soyons honnête l'ensemble est plutôt rugueux, voir violent.
"Song for Jedi", dès les premières notes la rage s'empare de la foule, l'orchestration est à tomber par terre. Des concerts j'en vois mais des comme celui-ci rarement ! Les 2000 personnes venues ce soir vont finir sur les rotules qu'elle soient dans la fosse ou dans les gradins.
Le petit coté déjanté de Mathias atteint son apothéose avec ta gueule le chat que nous tentons de reprendre en Russe !
La tension ne baisse jamais, tout est électrique
- "Vous avez déjà vu Johnny dire sur scéne Cunilingus Mon Amour" !
J'hésite antre le mot barré ou bien fracassé pour parler de Mathias et pourtant en marge de cette violence il parvient sans trop de mal à faire taire le public pour un chant à capela.

Quel bonheur d'avoir assisté au concert de l'année, DIONYSOS est avant tout un groupe de scène, nul équivalent possible, et pas moyen de rivaliser avec cette sauvagerie.
A la fin du set Sophie est conquise, elle qui ne connaissait de lui que ses romans,elle apprécie dorénavant son univers musical.


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Je pensais que Cali était le meilleur concert de ma vie, Dionysos le rejoint. Même générosité, même immense respect et amour du public, même talent et même singularité. Et tout cela pour une somme modique eu égard au prix des concerts dans les mêmes lieux, merci merci. Et en plus le chanteur du groupe écrit !!!!
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