Vendredi 01 décembre 2006 ZENITH d'ORLEANS :
INDOCHINE

Tout bonnement incroyable, ce concert entre directement dans mon top 10 dans les 5 premières places. De l'émotion en veux tu en voilà, du sexe, du rock, tous les ingrédients étaient là pour que ce set soit un succés.
Mais commençons par le début, ou plutôt (mais ou est Mickey) débutons au commencement. Première parenthése, qui sera courte je te rassure immédiatement, cette fois je laisse tomber l'historique du groupe. C'est trop dense, 18 albums, 8 DVD, une bio qui débute en 1981. Tu vois d'ici le boulot ! Jai un métier mon pote, des enfants, et une fiançée. Attend ne pars pas je te renvoie au site officiel d'INDOCHINE, qu'est ce que tu crois je ne vais tout de même pas te laisser dans l'ignorance la plus totale.

Je passe chercher Marie-Claude, elle est superbe, la cinquantaine, petite, mignonne on pourrait presque la croquer. Et c'est parti direction le Zénith, un vendredi soir et la circulation qui va avec. Sophie nous rejoint en tram, énorme gain de temps merci les transport en commun.
Beaucoup de monde, non attend je rectifie, une queue comme tu voudrais en avoir une devant les portes du Zénith ! Qu'importe une de mes vertus est la patience. Nous papotons et finalement nous nous retrouvons rapidement devant la sécurité. Fouille légére, nous rentrons et trouvons 5 places dans les gradins (tant pis pour la fosse). Vue exceptionnelle, tout baigne, ce concert démarre au petits oignons. Bon et si nous allions boire une bière ? C'est parti. Je croise mon copain Patou, oui le facteur de St jean de Braye en personne, et Renaud toujours aussi élégant même si à mon avis il a dû prendre 10 ou 15 kilos depuis la dernière fois que je l'ai vu (1 mois). Nous assisterons donc ensemble au concert. Bien évidemment pas moyen de passer à coté du maintenant célébrisime RODOLPHE, que, si tu es un fidéle lecteur, tu commences à connaitre puisque ce garçon à le don d'ubiquité, il est partout à la fois et ne va pas tarder à faire la couv' des magazines people du Loiret et pourquoi pas de la région ! Il est accompagné de ma charmante cousine Valérie, pétillante comme un verre de limonade.
Il est temps de quitter le bar pour nous installer sur nos presque confortables siéges (on peut toujours rêver). La salle est bondée, le concert est complet depuis des semaines. A mon avis nous devons dépasser allégrement les 6000 personnes. Devant nous 4 charmantes jeunes filles : une nageuse Est-Allemande, une althérophile et 2 petites blondes arborant fiérement leur t-shirt Indochine. Nous nous trouvons à mi-hauteur coté gauche (t'as raison tu n'es pas prêt de me voir à droite).
Première bonne surprise : ASYL. Il n'y a pas photo ça nous change de la première partie (dont je tairais le nom par respect pour sa famille) de Louise Attaque. C'est rock, ça balance bien, un peu violent quelquefois, mais on ne va tout de même pas cracher dans la soupe. Le chanteur c'est cassé la gueule avant de monter sur scéne, du coup il est assis sur un tabouret de bar, sa cheville a triplé de volume, mais tu sens bien que ça le démange de bouger ses fesses. Le set est juste ce qu'il faut pour une entrée en matière. Bravo les garçons vous êtes prometteurs et tout le monde croise les doigts pour que votre carrière soit un succés.
Nous redescendons boire une bière, Renaud en profite pour fumer un truc bizarrre, mais que fait la sécurité ! c'est un cigarillo, t'es sûr ? Sophie est parti laisser de la propagande dans les toilettes des filles. Il y a du va et vient, crois moi mon copain. Et puis le concert reprend. Nous courrons nous rassoir.
My god, amazing, nous sommes cueilli à froid ! Tu as vu je suis bilingue, j'ai de la ressource crois moi.

Sur un écran de la grandeur de la scène le personnage en collant noir et blanc, veste rouge de la tournée "Alice et June" tape sauvagement sur son tambour. Il se multiplie et ... C'EST PARTI.
INDOCHINE , ils sont là, nous les apercevons derrière cet écran si léger. La pluie tombe sur eux. Mais oui tu as bien entendu. Je comprend dès le départ que nous n'allons pas seulement assister à un concert mais carrément à un spectacle. Fin du premier acte. Le léger rideau qui servait d'écran tombe. La foule est en délire, les quatre pétasses devant nous sont déjà debout. C'est parti, la machine ne va plus jamais s'arrêter.

Le décor ressemble férocement à celui des Télétubbies, il ne manque plus que les petits lapins mixomatosés. Il y a aussi c'est vra, merci de me le préciser, un petit coté village de Hobbits (relis J.R.R. TOLKIEN). Un arbre sur le coté gauche et des fleurs géantes sur la droite. On en prend plein les yeux et c'est toujours mieux que dans prendre plein le cul !

Nicola sirkis est habillé en noir, ce n'est pas une surprise, il est parfait, très respectueux avec son public, nous remercie chaleureusement, ose même de temps en temps un
-"putain de public"
Il a sincérement l'air heureux d'être avec nous ce soir. Malgré ce déploiement de moyens, ce décor gigantesque, il se dégage une véritable émotion. Je comprend que ces concerts soient systématiquement complet.

Des petits films sont diffusés sur les trois écrans géants se trouvant dans la salle. Tout est parfait. Tu sais je ne suis pas un fan inconditionnel du groupe, tu vas donc j'espère ne pas avoir la dent trop dure avec moi si je ne suis pas capable d'aligner tous les morceaux qui ont été joués ce soir ! Merci de ta compréhension. J'ai tout de même reconnu en vrac DUNKERQUE (qui ouvre le show), CEREMONIA, L'AVENTURIER, MARILYN, ALICE & JUNE, PUNKER, et bien d'autres. A la demande du groupe les portes sont ouvertes, il fait une chaleur écrasante. Normal tout le monde bouge. Devant nous nos quatre fans sont déchainées et toujours debout, elles auraient dû suivre le concert dans la fosse ! Court instant d'intimité (devant 6500 personnes !). Boris, Oli et Nicola sont sur une petite avançée au milieu de la foule. Ils sont assis sur des tabourets et interprétent des chansons de leur début.
Le temps passe à une vitesse supersonique, même assis (enfin pas toujours) nous transpirons ! Pour le dernier titre de la soirée : TALULLA, Nicola fait monter une vintaine de personnes sur scéne. Grosse émotion, le public est exemplaire pas de débordement, du respect mutuel. C'est magique.
Et puis surprise générale, Nicola ne veut pas nous quitter :
- "il s'est passé quelque chose ce soir à orléans".
Du coup il revient seul avec sa guitare pour nous interpréter UN SINGE EN HIVER. Manifestement ce n'était pas préparé (enfin on l'espère !).
J'ai demandé à la lune, qu'elle nous apporte encore et encore beaucoup de bonheur comme celui là...
Merci à tous pour cette soirée inoubliable.
Crédit photos : surtout sur le site officiel !
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ASYL
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