Sur mon blog tu trouveras, en vrac, (mais non pas du crack) de la musique, des comptes-rendus de concert, une sélection des meilleurs albums, une programmation
musicale hors du commun, des vidéos à l'arrache, l'agenda des concerts de ta région (enfin si tu habites la mienne !). Et cerise sur le gateau tu pourras même, si tu oses, corriger les nombreuses
(quoi que) fautes d'orthographes qui jalonnent mes articles. C'est beau l'interactivité.
Fred Chichin, le guitariste du duo français les Rita Mitsouko, est décédé ce
mercredi matin à l'âge de 53 ans, des suites d'un cancer fulgurant, ont annoncé la maison de disques Because et l'organisateur de concerts Corida. La maladie a
emporté le guitariste en 2 mois.
Né en 1954 à Clichy, Fred Chichin était compositeur, guitariste et claviériste. En 1979, il rencontre Catherine Ringer et ensemble ils décident de former un duo
rock qu'ils appellent d'abord les Spratz, avant d'opter pour Rita Mitsouko. "Rita" avait été choisi pour ses consonances sud-américaines et "Mitsouko" signifie
mystère en japonais. Le groupe avait ajouté "Les" devant "Rita Mitsouko" au milieu des années 80, car le public pensait souvent que ce nom était celui de la
chanteuse, et non du duo.
Leur premier album, paru en 1984, contient la chanson qui les propulse sur le devant de la scène : "Marcia Baila", morceau latino-rock qui rend hommage à la danseuse argentine Marcia Moretto,
décédée d'un cancer. La chanson devient le premier tube d'une longue série.
Leur dernier album "Variety" était sorti en avril 2007.
Jeudi 22 novembre 20007
l'Astrolabe FRED + CHET
Après notre folle équipée à l'Olympia nous voici de retour dans la salle mythique de l'Astrolabe. Ne rigole pas, tu ignores certainement qu'une bonne moitié de la planète nous
envie ce haut lieu de concert. Mais bien sûr humble vermisseau, pourquoi crois-tu que chaque jour des stars internationales se battent pour avoir l'immense privilège de monter sur cette
scène ? Regarde bien autour de toi lors du prochain concert, la salle grouille de centaines d'impresarii et agents en tout genre. Tu veux un scoop ? C'est bien parce que c'est toi. Au
départ The Police devait faire une date unique en France... à l'Astrolabe, mais oui!!! Incroyable, Isn'it ? Et puis tu sais ce que c'est il faut rentabiliser le voyage, le matériel, la
tournée, les bières...
Quoi tu mets ma parole en doute, et pourtant je croyais notre relation basée sur la confiance, confiance réciproque basé sur une vision commune de notre amour pour la musique, confiance
construite dans le temps et qui révèle un degré élevé de cette foi qui nous anime, mais je m'égare de l'est (ce garçon ose vraiment tout même
le pire), à me relire on pourrait soupçonner le discours d'un homme (ou d'une femme c'est aussi cela l'égalité des sexes) politique prêt à nous embourber avec leurs grandes
théories qui finalement servent leurs propres intérêts, mais je divague (à l'âme) revenons à l'essentiel, revenons à TOI.
Grosse révélation ce jeudi soir avec en première partie un comique :CHET.
Je ne déconne qu'à moitié car il faut bien avouer que ce garçon possède un réel talent pour nous faire rire. Des blagues qui font mouche, une présence sur scène, du charisme, une belle gueule. Le
gendre idéal qui animera avec joie vos dimanches en famille et en plus il sait chanter et il le fait bien le bougre. Accompagné de son fidèle compagnon Eddy (la) GOOYATSH (beaucoup plus discret) cette première
partie fut un ravissement pour nous (Sophie applaudissait des 2 mains). Attention les amis Chet n'est pas n'importe qui : il écrit pour Olivia RUIZ. Le garçon vient de sortir un nouvel
album "Hymne" sur le label 2 temps 3 mouvements. Une révélation pour moi
même si le style est loin d'être rock'n'roll. Des chansons intimistes, un style épuré, et manifestement beaucoup de plaisir. En espérant "qu'ils n'auront ni sa peau, ni sa poésie" et que
nous le reverrons très vite à Orléans.
Un nouvel album "Mes Graines" aux résonances africaines et aux senteurs de blues et revoilà FRED le local de l'étape. Accompagné d'un
batteur très efficace, notre guitariste d'exception a su mettre le feu dans un Astrolabe acquis corps et âme à sa cause. Une ovation pour son "Homme Bio", une reprise inspirée de Noir
Désir "A L'envers A L'endroit", une seconde de The Police "Every Little Thing She Does Is Magic", du bonheur , rien que du bonheur. Le coquin n'a
pas usurpé sa réputation de Ben Harper français, et cette voix ! Mon dieu mais d'où peut-elle sortir ?
Toutes ces graines ont bien poussé, il ne te reste plus qu'à récolter le fruit de ta passion.
Ce soir les provinciaux montent à la capitale, mais sans les vaches !
C’est jour de fête est plus encore puisque nous allons faire d’une pierre deux coups (rêve pas tu as déjà du mal à en tirer un) : assister au concert
des RITA MITSOUKO et découvrir l’Olympia, celui de Bruno Coquatrix, au 28 rue des Capucines dans le 9 ème.
Première étape : aller chercher ma fiancée à l’école (elle est si jeune !), seconde étape rejoindre le reste du corps enseignant à Toury :
Eugénie GRANDET, Claire CHAZAL et Catherine DENEUVE. Le plein est fait, le GPS opérationnel, Eugénie conduit et je n’ai même pas peur, enfin si peu.
En roulant à 210 km/h sur la RN20 le trajet m’a paru bien court (j’ai serré les fesses très fort et prié durant une grande partie du trajet ; et comme
je suis un garçon je ne me suis évanoui qu’une seule fois !).Une fois la voiture garée dans un petit parking seulement connu d’une poignée d’initiés, nous filons vers le plus ancien music-hall de Paris.
Tu me connais, je suis un vrai gamin, une fois à l’intérieur tout m’émerveille. La salle est relativement petite (entre 1772 et 1996 places selon la
configuration). Tout, autour de nous, est tapissé de velours rouge, dans
la fosse les sièges ont été retirés, on ne sait jamais. Fin du fin il y a un balcon. Tu sais que l’Olympia a été détruit et reconstruit à quelques mètres, et du haut de ce balcon tu peux
remarquer sur le sol qu’un petit mètre carré est différent, et bien cher lecteur il s’agit de l’endroit où se tenait les artistes avant les travaux. Pour que l’ambiance soit encore plus chaude de
petits lampions bleus, blancs et rouges ont été rajoutés. C’est une réussite totale (et nous ne viendrons plus hasard).
Et la voilà, Messieurs dames, la grande et belle Catherine RINGER mais sans Fred CHICHIN. Je ne voulais pas t’en
parler au début de mon article pour ne pas t’effrayer (la chronique), mais pour des raisons de santé le guitariste a été hospitalisé. Nous n’en saurons pas plus.
Catherine nous annonce :
«Que le spectacle et bien en place et que tout devrait rouler sans lui ».
Pantalon noir et veste d’un classicisme qui ferait pâlir de rage le présentateur vedette du JT, coiffure choucroute et brushing parfait, seul le t-shirt
rouge au dessus du nombril dénote quelque peu, mais nous sommes bien loin des jupes écossaises qu’elle portait dans les années 80. L’ambiance est immédiatement dynamique, ne cherche pas lorsque
les artistes ont dû charisme tout devient électrique dès les premières notes. Elle bouge la bougresse, son corps ondule de façon sensuel. Ses
mouvements, ses positions, on sent que l’actrice n’est jamais très loin.
Beaucoup de chansons du dernier album « VARIETY » sont interprétées, grosse ovation pour « Ding, Dang, Dong Ringin At Your Bell », le sol
de l’Olympia en tremble ! « Même Si » prend une autre saveur sans la présence de Fred, la voix inimitable de Catherine RINGER en est remplie d’émotion. A noter une reprise d’«Under
my Thumb » des Rolling Stones très réussie, globalement pas mal de titre en anglais. Mais lorsque le public se lâche c’est pour les anciens titres : «Andy», « Les Histoires
d’A » et surtout la fabuleuse version de « Marcia Baila » qui fait l’unanimité. La coupe « choucroute » n’est plus qu’un lointain souvenir, la bougresse ne fait pas
semblant, tu sais quoi ? Elle vient d’avoir 50 ans au mois d’octobre. Les années passent sur sa vie comme l’eau sur les plumes d’un canard (très fort bravo l’artiste).
Après un rappel époustouflant les musiciens viennent saluer le public, Catherine nous remercie chaleureusement. Quelle soirée inoubliable.
Nous quittons la salle avec une pensée toute particulière pour Fred CHICHIN :
Qu’il se rétablisse vite.
Tu l’as remarqué ? Et bien moi aussi ! Je n’ai pas parlé de la première partie post-punk néo new-wave. Je suis désolé mais ce groupe m’est
totalement inconnu (ben quoi ça peut arriver). J’avais misé sur THE MAGIC NUMBER mais pas du tout ! Alors soit sympa éclaire ma
lanterne pour qu’elle illumine grâce à toi mon modeste blog.