Dimanche 26 novembre 2006 ZENITH d'ORLEANS :
LOUISE ATTAQUE
Avant d'entamer cette fabuleuse chronique revenons sur la carrière desLOUISE ATTAQUE, attention que cela ne t'empêche pas d'attacher ta ceinture, je ne voudrais pas que tu risques un accident !
Commençons notre périple en 1990 dans cette inégalable ville de Montargis, mais non je ne me moque pas. J'ai pas envie d'avoir tous les Montargois sur le dos ! C'est au lycée, que se rencontrent Gaëtan ROUSSEL(chant, guitare) et Robin FEIX (basse). Alexandre MARGRAFF (batterie) rejoint le groupe par la suite. Cette petite bande écume les bars sous le nom de CARAVAGE.
1994, notre trio monte à Paris avant de poursuivre leurs études. Ils rencontrent dans un studio, Arnaud SAMUEL (violon) et forment LOUISE ATTAQUE. Ils enregistrent une maquette de 8 titres. Leur prestation au Printemps de Bourges leur permet de signer un contrat avec le label Atmosphérique.
Leur premier album éponyme sort en 1997 et connait un succès énorme, et encore je dois être loin de la vérité (on parle de 2,5 millions d'albums vendus). Le son est rock avec une prédominance pour le violon. On y retrouve un mélange de NOIR DESIR et Jacques BREL C'est grâce à leurs concerts époustouflants qu'ils acquièrent leur notoriété. Quasiment pas de passage à la radio et encore moins sur ton petit écran (LCD ou LSD ?). Le groupe ne veut pas être surmédiatisé et refuse en bloc les interviews et passages TV.
En 2000 sort un second album "Comme On A Dit". Et puis c'est la séparation. La pression finit par user le groupe.
Chacun part vivre sa petite aventure : Gaëtan ROUSSEL et Arnaud SAMUEL avec TARMAC. Robin FEIX et Alexandre MARGRAFF avec ALI DRAGON.
Et puis tu sais comment va la vie : les gens se manquent, on est nostalgique,on a envie de se revoir. Et bonne nouvelle pour nous le groupe se reforme et sort en 2005 son troisième album "A Plus Tard Crocodile" toujours sous le même label.
T'as vu j'ai appris à faire court !
Qui crois tu que nous ayons vu au Zénith ? Mais oui comment as tu deviné ? RODOLPHE, le vrai, pas une copie, l'original certifié conforme. Ce garçon est partout en ce moment. Aurait il le don d'ubiquité ? Il faut dire que Sophie, entre les profs et ses élèves, doit connaitre une bonne moitié d'Orléans et de sa proche, ou lointaine (la preuve Claire était également là) périphérie. Nous avons donc papoté un peu avant d'assister, dans un Zénith bien fourni, à une première partie (oups j'ai oublié le nom du chanteur-interprète) assez mollassonne. Nous ne nous étendrons donc pas trop.
Après cet amuse-gueule un peu fade (son nom me revient j'ai bien fait de manger du poisson ce midi : Ludo PIN), entrée en scéne des LOUISE ATTAQUE. Départ sur les chapeaux de roues. Ce qui me marque dès leur arrivée (tu vas dire que je cancane) c'est qu'il ne sont pas tout jeunes ! Ce qui n'ôte rien, bien au contraire, à leur talent. Le set est extrêmement puissant, le groupe alterne très bien les chansons des 3 albums, mais il faut avouer que c'est surtout les titres du premier que le public reprend le plus facilement (ton invitation, les nuits parisiennes, léa, je t'emméne au vent, amours...). Je ne peux m'empêcher, par instant, de retrouver du Noir désir dans leur concert. La façon de faire monter la pression, ce coté écorché vif.
Après tout juste une heure le combo plie bagage, pour mieux revenir pour 2 renversants rappels. Je reste en admiration devant le jeu d'Alexandre MARGRAFF. Il est réellement impressionnant.
Tu sais dans les petites salles il n'y a pas tant de moyens, je suis donc comme un gamin de 6 ans le jour de Noël au pied du sapin : ébahi. Ebahi par les jeux de lumières. Qu'est ce que tu veux, chez moi je viens tout juste d'avoir l'électricité !
Si nous devions qualifier en un mot le set de Louise Attaque le mot le plus approprié serait certainement la rage. cette férocité sur scéne m'a totalement surpris.
Il est maintenant temps de ramener Sophie dans son appartement et Charlotte chez sa maman. Il est tard demain le réveil sonnera à 4 heure, je sais c'est inhumain, mais qu'est que tu veux je dois bien gagner ma vie.
Attend ne pars pas tout de suite, je voudrais juste rajouter un petit truc. Je ne comprend pas pourquoi les agents de sécurité ne sont pas plus agréables avec nous. Il faut absolument que leur patron investisse dans un stage de type "apprendre à sourire". On peut foutre les gens dehors d'une façon plus agréable. Kest'en penses ?




mes parents de m'avoir donné le jour, je jubile, j'exulte, je ne suis pas loin de l'orgasme. Arghhhhhhhhhhhhhh. Impossible de te raconter, non pas que tu sois trop con (m'enfin des fois quand même), mais les mots pour qualifier leur prestation scénique ne sont pas encore dans le dictionnaire. Tu veux que j'essaye ? Alors c'est parti je me lache.

