Jeudi 11 mai 2006 L'ASTROLABE : KONONO N°1
Sincérement, mais tu le sais puisqu'entre nous la confiance est totale, je suis débordé. Je ne fais que courir, ma vie est un manége qui tourne, tourne, tourne putain j'en ai presque envie de vomir. je n'ai pas pu mettre les pieds dans mon Blog depuis quasiment une éternité, peut-être plus. j'ai passé la matinée du lundi 15 mai chez le notaire pour la vente de mon appartement, et l'achat de ma nouvelle maison. Tu veux l'adresse? Et bien tu l'auras! Voilà je suis comme ça, et en plus il y aura une bière au frais pour toi, enfin si je trouve un frigidaire. L'après-midi début de ma formation. Je passe mes permis poids lourd et super lourd (comme toi quoi super lourd). Pour l'instant je reprends le code, que j'ai eu il y a 20 ans et que je dois donc repasser. Je te parle de la conduite du camion? Non je te réserve ça pour la prochaine fois. Mais comme je t'aime je te donne le conseil qui te sauvera : ne circule pas en voiture lorsque je serai sur la route : les mercredi, jeudi et vendredi après-midi.
Tu rajoutes, en vrac, le courant, c'est à dire : les enfants, le chien, les courses, le ménage, les impôts à ne surtout pas oublier, les "à -coté" d'un déménagement et tu es vite submergé.
J'ai donc décidé de souffler un peu avec KONONO N°1. Le groupe est créé à la fin des années 1970 par MINGIEDI MAWANGU. Il s'agit avant tout d'une musique traditionnelle Congolo-Angolaise qui reprend les thémes du peuple BAZOMBO, mais oui tu ne rêves pas nous sommes loin du Rock'n'Roll! Le groupe a débuté dans les rues de Kinshasa, c'est à dire dans le bordel le plus complet. Par conséquent pour se faire entendre on électrifie les instruments, mais attention de façon totalement artisanale, et c'est peu dire. Vu la qualité médiocre (carrément à chier) du son qui sort des mégaphones, le groupe est obligé de prendre en compte la distorsion qui en découle. Tu suis? Bien! Donc badaboom création d'un nouveau style : le TRADIMODERNE.
Nous allons également parler des instruments peu habituels qu'utilisent les musiciens. C'est un peu du bricolage. Pour tout ce qui concerne les percussions on a choisi l'enjoliveur. Pourquoi pas! Le couvercle de casserole, mais oui. Et le fin du fin c'est le LIKEMBE que l'on surnomme le piano à pouce. KONONO va donc grâce à des aimants, des fils de cuivre et alternateurs de voiture électrifier cet instrument traditionnel. Sur scène on trouve 3 de ces joujoux : un aigu, un médium et un grave. Le tout est relié à 6 hauts-parleurs de 175 watts. Et on obtient le son d'une guitare électrique de type Fender Stratocaster qu'utilisait JIMI HENDRIX. Tu trouves aussi?

Au départ la formation rencontre quelques problèmes techniques, enfin vu le matos on peut se dire qu'il n'y a rien de catastrophique. Tout se cale très vite. Le groupe a dû en voir d'autres et certainement des beaucoup plus sévères!
Bien, tu l'auras compris tout seul, au premier abord tes oreilles de cul blanc ne sont pas vraiment réglées pour ce style de musique. Les morceaux sont longs, répétitifs et puis, nom de Dieu, miracle, Dieu existe donc? Tu commences à bouger. Légèrement au départ, un peu plus violemment par la suite pour arriver au final à une transe complète et sans équivoque. D'ailleurs pour MINGIEDI, la musique doit être jouée à des fins spirituelles, carrément! Beaucoup de monde sur scène : 7 musiciens dont une charmante demoiselle qui a bougé ses fesses comme seules peuvent le faire les africaines. Mais en m'approchant surprise la demoiselle n'est plus si jeune. Ce qui n'enlève rien à son mouvement de hanches provoquant et suggestif (comme le tube? A non pardon digestif!).

La soirée fût excellente, d'autant plus que pour la première fois la petite Sophie faisait ses premiers pas dans cette salle mythique où sont passés les plus grands ne l'oublions jamais!
Et je serais incomplet et surtout impardonnable si je ne vous parlais pas du set de BEANS. Ce new-yorkais a distillé un hip hop différent qui ma foi ne m'a pas laissé indifférent.
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