Court extrait du concert de MARCEL ET SON ORCHESTRE le samedi 19 juin 2010 dans le cadre du Grand Unisson de St Jean de la Ruelle.
Court extrait du concert de MARCEL ET SON ORCHESTRE le samedi 19 juin 2010 dans le cadre du Grand Unisson de St Jean de la Ruelle.
Vingtième édition déjà, pour ce festival incontournable et totalement gratuit crée par la ville de St Jean de la Ruelle. Cette année le Grand Unisson a de nouveau enflammé les foules, organisation irréprochable, spectacles de qualité, ambiance électrique. Tout était parfait et peut-être plus encore. Des artistes de renom se sont succédés aux fil des ans et pas de la merde ! Rappelle toi : TRYO, KID CREOLE AND THE COCONUTS, SUPERBUS, GERARD DE PALMAS, RAOUL PETITE, MORY KANTE, GERARD BLANCHARD qui depuis est reparti, accompagné de son loup, dans les grottes de Rock Amadour. Mais rassure toi je ne vais pas te faire la liste détaillée de tous les artistes tu as autre chose à foutre de ta vie et rassure toi moi aussi !
Tournons nous vers l'édition 2010 et plus particulièrement ce samedi 19 juin, où, une fois de plus, la foule est entrée en transe. Tout à fait normal me diras-tu puisqu'en cette caniculaire soirée (la veste polaire était de rigueur) MARCEL ET SON ORCHESTRE a déversé un flot de poésie ininterrompu que seules des oreilles aguerries ont apprécié à sa juste valeur ! Le Nord Pas De calais reste une terre de poètes ! Pas de doute à ce sujet.
Une entrée sur scène fracassante. Tous les membres sont déguisés, enfin travestis. Le grand carnaval peut commencer.
Pas d'unité musicale, MARCEL passe du Hard Rock au Reggae via un époustouflant morceau de Country, mais peut importe. Nous sommes ici pour faire la fête. Après deux premiers morceaux le ton est donné, la foule en liesse, le froid oublié. La soirée sera burlesque ou ne sera pas !
Mais attention jeune Jedi (tu marches sur ton sabre laser) les MARCELS ont un message à faire passer. Malgré leur costume de clown, les confettis et pitreries, le discours est aussi clair que l'eau que je rajoute dans mon Ricard. Un discours de gauche (sûrement plus !), engagé comme en témoigne "Nous N'avons Plus Les Moyens" petite chanson guillerette inspirée des années 30 au paroles assassines. Ils n'hésiteront pas à nous inviter jeudi prochain (le 24 juin) à rejoindre le "grand rassemblement un peu partout dans les rues" pour la défense de nos retraites.
Si le spectacle est avant tout sur scène il est également dans la foule. Une large partie du public est déguisée, maquillée, fardée, grimée. Pas d'inhibition, tout le monde se lâche, l'ambiance est joyeuse, la bonne humeur de rigueur.
Dans l'incroyable, l'impensable, l'exceptionnel, l'insolite, l'inaccoutumé, l'inconcevable j'ai tout de même vu pour la première fois Fidel CASTRO monter sur scène et se jeter dans la foule pour un slam de plus de 130 kilos. Une farandole géante tourbillonnante qui ferait pâlir de rage l'ouragan Katerina. Du gros du très gros donc pour un show dont même Mylène FARMER reste jalouse (c'est te dire).
Le timing de la soirée étant serré MARCEL ET SON ORCHESTRE a dû coupé court, malgré une foule des plus enthousiasme, pour laisser place au feu d'artifice retraçant les 20 ans d'existence du Grand Unisson.
Une soirée inoubliable, une réussite complète qui nous met déjà, mais oui, l'eau à la bouche pour la prochaine édition en juin 2011.
Si tu as aimé MARCEL ET SON ORCHESTRE, tu aimeras Raoul PETITE, LES FATALS PICARDS.
Et surtout, un peu de pub totalement gratuite, n'oublie pas d'acheter le plus rapidement possible leur dernier album : Bon Chic... Bon Genre!
Après un séjour en République Dominicaine, suivi d'un voyage à Barcelone (je sais je n'ai pas un métier facile !) où j'ai passé de merveilleux moments (oui dans les deux endroits), et bien je vais te dire fidèle lecteur, j'ai attrapé un méchant coup de blues (des coups de soleil aussi !). Tout me lasse rapidement, sauf, peut-être, le rhum ! Comme tu es méchant, tu vas me dire que si partir me met dans un tel état je n'ai qu'à rester me faire chier la bite (oups pardon) à Orléans. Je te répondrai : je t'emmerde !
Histoire de me remonter le moral j'ai donc pris une place pour assister au concert de Jacques DUTRONC. Après une absence de 18 ans sur scène il repart pour une tournée triomphale dans l'hexagone. Tournée qui lui permettra d'arroser les indépendantistes Corse, et de sauver sa maison située sur les hauteurs de Monticello. Dans ce beau département Français le plastique c'est fantastique !
Il a fallu que je me mette un coup de pied au cul pour arriver à l'heure (20h00) au Zénith d'Orléans. Place assise et numérotée, mais oui. A coté de moi deux charmantes groupies de la première heure avoisinant la soixantaine, peut-être plus. Dutronc tout de noir vêtu a vieilli, et son public avec.
Le concert débute à l'heure, les maisons de retraite avoisinantes n'ont donné que la permission de 22h30 !
Envoyez la musique. Du bon gros son à ma grande surprise, bien carré qui fait péter les sonotones. Deux, trois vieux, pardon, personnes âgées quittent la salle.
Pleins feux sur Dutronc, alangui dans un fauteuil de cuir. Toujours aussi branleur et désinvolte. Autour de moi l'ambiance est à son apogée : les dentiers claquent, et les petites culottes commencent à mouiller.
L'éclairage est discret et rappelle, certainement volontairement, l'ambiance des années 70'.
Une set list convenue, sans surprise excepté peut-être Comme elles dorment. Les morceaux se succèdent : On nous cache tout, on nous dit rien, Qui se soucie de nous, La fille du père Noël, L'opportuniste, Gentleman cambrioleur, J'aime les filles, Fais pas si fais pas ça, Les cactus, où à ma grande surprise les gens se lèvent sans leurs béquilles ! En bon bout en train Jacques nous balance quelques blagues douteuses digne des plus grands moments Des Grosses Têtes. Et repart de plus belles pour achever ses fans en pâmoison : Le petit jardin, La compapade, Merde in France.
Autour de lui un orchestre, pardon, groupe bien soudé et surtout efficace. Erdal Kicilkay comme directeur artistique, Jannick Top à la basse, Yves Sanna à la batterie, Fred Chappelier à la guitare, Bernard Arcadio aux claviers et la ravissante Sophie Braconnier reine de la flûte sur Il est 5 heure, Paris s'éveille.
Même s'il entretient avec brio son coté branleur, il est regrettable que son coté anarchiste ait totalement disparu. Point de cigare au bec, pas de paroles
déplacées, tout juste un drapeau Corse agité quelques instants. Fin du fin, je n'en croyais pas mes yeux, c'est de l'eau minérale qu'on lui apporte aujourd'hui sur scène. Le mythe en a tout de
même pris un coup dans la gueule !
A 22h30 tout est plié.
Un bon moment tout de même, mais rien de plus, voir même un peu moins !
Après Johnny HALLYDAY,
Michel DELPECH, Jacques DUTRONC j'effectue un retour dans le futur qui me laisse songeur.
Quel sera mon prochain concert ? Mireille MATTHIEU, Frank MICHAEL ? Quand est il de ma santé mentale ? Un bilan psychiatrique s'impose !
STUCK IN THE SOUND + HYPHEN HYPHEN jeudi 29 mars 2012 l'Astrolabe 18/12 euros
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