Je tiens à te rassurer je suis toujours vivant. Ne me dis pas que tu n'étais pas au courant !? Allez je te raconte
mais rapidement et encore parce que je trouve ta femme sympa. Lors d'une de mes 3 sorties VTT dromadaire, pardon, hebdomadaire, je me suis sauvagement vautré. La Loire et haute, le Loiret est
haut, His est haut. En voulant traverser un gué à hauteur des moulins à Olivet mon vélo à sombré ... et moi avec ! Putain de pédales automatiques pas moyen de s'arracher ! le bilan ?
Oui tu as raison quel perspicacité : j'étais mouillé, mon Nikon également (il me suis partout). Physiquement quelques ecchymoses, une bosse et une forte douleur à la main gauche. D'une
nature très robuste je poursuis la randonnée. Sylvain est avec moi. 40 kilomètres plus loin ma main a doublé de volume, elle est noire ce qui, a mon avis, et malgré que je ne sois pas
médecin doit être mauvais signe ! Finalement je termine aux urgences, le vélo va se reposer quelques temps et moi avec.
Ce soir je sors mon petit frère en espérant que la soirée soit mémorable et elle le sera (ce garçon casse le suspens !).
BEE DEE KAY & THE ROLLER COASTER : un set à l'arrache qui a bluffé la salle. Plus qu'un concert, un
spectacle. Sur scène des musiciens aux influences 60's où le léopard domine. Un chanteur qui a piqué le costume d'un des Blues Brothers (celui de John 
BELUSHI !). Enfin
je
tiens a
rectifié immédiatement les choses, BEE DEE KAY passe plus de temps au milieu du public que sur scène. Cette communion (solennelle) fait mouche auprès de cette jeunesse
décadente venue écouter du Rock'n'Roll. De l'art et du grand. Une alliance habile entre musique de qualité et exhibition d'un Front man clownesque (putain quelle phrase). Personne
ne s'y est d'ailleurs trompé, le combo a été chaleureusement ovationné. Encore merci pour cette prestation décalé (et encore je n'ai pas osé parler des paroles de vos chansons)
et a très vite.
Difficile de passer derrière eux, si difficile que je ne parlerais pas du second groupe un peu mollasson et sans véritable identité.
Nous nous trouvons à Détroit, en 1992. C’est déjà un beau départ, si tu en doutes encore jette un coup d’œil sur la production musicale locale d’hier et
d’aujourd’hui : THE STOOGES, ALICE COOPER, DETROIT COBRAS, THE WHITE STRIPES, THE VON BONDIES, alors rassuré ? Bien, reprenons. Mick COLLINS membre des GORIES monte un projet parallèle destiné à l’enregistrement de single. Petite
particularité : ce groupe possède 2 bassistes et 2 batteries ! THE DIRTBOMBS est naquit (voir né si tu maîtrise
correctement la langue Française). Mélange de garage, soul et punk le combo démarre les premiers enregistrements en 1995. Si tu possèdes un de leur single garde le précieusement il vaut une
petite fortune. Signé sur le label In The Red THE DIRBOMBS sort son premier LP « Horndog Fest » en 1998 sans gros succès. Il faut attendre 2001 et « Ultraglide In
Black » pour un début de notoriété. Viennent ensuite Dangerous Magical Noise en 2003 et le petit dernier de 2008 "We Have You
Surrounded". Une déjà bien belle production.
Mais laissons
place au Rock’n’Roll, déboutonnes ta chemise et remonte ta braguette.
Fidèle à sa réputation nous retrouvons DIRTBOMBS sur la scène de l'Astrolabe avec 2 batteries mais une seule basse, quoi
que la technique de KO MELINA sur sa Fender s'apparente au jeu d'un bassiste.
Soyons clair j'ai du mal à rentrer dans le set, et je ne suis pas le seul. Les titres s'enchainent rapidement, le son est violent, brouillon, je n'y suis vraiment pas. Et puis
après quelques titres tout s'éclaire. La masse nuageuse disparait pour laisser place au soleil. La comparaison est à chier mais elle reflète parfaitement mon état d'esprit.
Nous y voici donc. Mick COLLINS est en transe dans son chouette tee-shirt vert. Petite parenthése : qu'il est agréable de voir des musiciens qui ne soient pas
faméliques, ça me rassure sur l'état de mon estomac ! le virage a été habilement négocié avec mention spéciale sur "Indivisible". Plus moyen de sauter du train en
marche, la machine est lancée ne va pas de mettre au milieu tu risques l'accident. Intéressant de regarder le style très différent des 2 batteurs. Ben BLACWELL tape
sans effort apparent, alors que Pat PANTANO ruiselle sueur et sang. La composition du groupe est une réussite le mélange se fait bien. KO MELINA entre en
transe, elle hurle dans le micro pour les choeurs. le public est déchaîné, la pression ne descend pas, même sur des titres blues pourtant plus calme. Au passage une reprise de
INXS "Need You Tonight". Tout fonctionne aux petits oignons, c'est de l'art et du grand.
les membres du groupe semble heureux de l'acceuil du public, le public est heureux de la prestation du groupe, si la vie pouvait être aussi simple.
Richard repart enchanté de sa première soirée à l'Astrolabe, il a rencontré Rodolphe, que tous les habitués pensaient avoir perdu, disparu corps et âme dans les rizières espagnoles du Détroit de
l'Ebre. Et bien non, le panaché va de nouveau couler à flot !







