Pour finir une semaine de dur labeur en beauté quoi de plus réjouissant que de se retrouver dans une bonne vieille salle de concert bien enfumée un verre de
bière à la main. Ah pardon le temps de la cigarette ou du pétard est révolu et pour la bière nous sommes en sursis. Le ministère de la santé prend soin de nous, il veut que nous vivions vieux et
fort afin de payer nos cotisations le plus longtemps possible, ben oui la retraite c'est terminé, tu n'étais pas au courant ?! Tu bosseras jusqu'au bout et peut-être plus encore...
J'avais pas vraiment programmé ce concert, les groupes Noise ou Post Rock, on a un peu donné ces derniers temps. Il faut avoir de solides oreilles et surtout ne pas être dépressif.
Et bien THEE SILVER MT ZION MEMORIAL ORCHESTRA & TRA LA LA LA BAND n'a pas dérogé à la régle. Je ne dis pas que j'aurais
préférer Bézu (paix à son âme) ou Patrick Sébastien (je lui en veux le pauvre) mais bon... La vie est ainsi faite et prenons là comme elle vient (jolie leçon de philosophie, quel
talent).
Toutes mes excuses à BERG SANS NIPPLE mais un putain de camion bloquait la circulation au péage d'Orléans, une
équipe a dû intervenir et régler le problème et tu sais quoi ? J'ai gagné le pompon ! Adieu au duo franco/américain, je ne retiendrais d'eux que quelques samples.
M'en voudras-tu si je raccourci un poil le nom de ce superbe et unique groupe Canadien ? Non ! Bien, que tu es sympathique, presque autant que ta femme.
THEE SILVER est un combo que je ne connais pas bien (en fait pas du tout). Mais je suis curieux, j'aime la nouveauté et la découverte est mon cheval de bataille. Alors
partons ensemble, embarquons sur la scène de l'Astrolabe à la recherche de nouvelles sonorités (ce garçon est un génie enfin espérons le pour ses parents).
THEE SILVER fait partie de la célèbre écurie Constellation, ils nous viennent de Montréal et 3 de leurs 7 membres faisaient partie de GODSPEED YOU BLACK EMPEREUR. Le groupe a vu le jour en 1999 et il vient de sortir son sixième album : 13
Blues For Thirteen Moons. Tu sais quasiment tout.
7 personnes sur scène, regroupées dans un cercle, entourées de leurs amplis, on pourrait croire à une secte et c'est quasiment le cas. Il y a du religieux dans leur musique. Efrim
Menuck est plus qu'un front man charismatique c'est un gourou, mais oui mon lapin ! Il nous ensorcelle avec sa voix d'écorché vif. Les violons, le violoncelle, la contrebasse
alourdissent ce coté sombre, langoureux. Ce soir la force n'est plus avec toi. La tristesse est palpable, tout autour. La musique est répétitive, mélancolique et puis, une explosion, presque
rassurante. Les guitares déchirent l'engourdissement dans lequel nous étions empêtrés. L'ambiance est lourde. Putain c'est pas très gai, où est mon Xanax ?
Les choeurs reprennent les textes à l'infini, inlassablement, encore et encore...
L'ensemble est cependant très cohérent. le son propre, l'émotion réelle, c'est une réussite en quelque sorte. Le set a dû faire le bonheur des connaisseurs.



