En avril ne débranche aucun fil, en mai ne soit pas trop soupe au lait !
THE WILLOWZ Chautauqua du Rock et rien d'autres pour ce sympathique combo d'Orange County à Anaheim, tu sais le
quartier de Los Angeles qui héberge Disneyland. Pas de fioriture pour cet album, un bon gros son et rien d'autre. Du bonheur en perspective.
THE BELLRAYS Hard Sweet & Sticky restons en Californie avec le nouvel album des Bellrays : un mélange
agréable de Soul et de Rock, relevé par la voix chaude et sensuelle de Lisa Kekaula, une pochette sucrée qui donne envie... de quoi ? Mais de sucer !
THE KILLS Midnight Boom troisième album pour le duo anglo-américain (Alison "VV" MOSSHART est l'américaine et
Jamie "Hotel" HINCE le Britannique mais tu l'avais deviné petit fûté). Des boites à rythme, une guitare acérée, des cris, une ambiance aussi malsaine que sur les 2 précédents albums.
Entre le Velvet et les Whites Stripes.
THE BRIAN JONESTOWN MASSACRE My Bloody Underground Anton NEWCOMBE est
cinglé tout le monde est au courant, mais cette fois tous les records sont battus. Ce garçon est t-il vraiment un génie ? A toi de te faire ta propre opinion.
THE BLACK KEYS Attack & Release leur meilleur album jusqu'à aujourd'hui, Danger Mouse, à la production, n'y
est peut-être pas étranger. Du Blues moins minimalisme que sur les précédents albums pour ce duo d'Akron dans l'Ohio.
par Magiclilive
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Sélection musicale
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Un compte-rendu en direct des Sables d'Olonne, sous le soleil, enfin presque, c'est pas commun bordel (mais pourquoi ce garçon s'obstine à mettre des
gros mots dans toutes ses phrases ?). Je n'ai pas voulu te faire attendre ami fidèle. C'est un peu mon leitmotiv : une forte envie de partage avec mes lecteurs et surtout avec toi ... et ta
fiancée (c'est de l'humour Sophie Chérie !).
Quoi de plus sympathique qu'une partie de pêche à l'éperlan ? Et avec nous le massacre est évité puisque nous rentrons bredouille. Pas de quota de pêche dépassé. La mer peut dormir sur ses 2
oreilles. Les enfants sont tout de même satisfaits et je peux commencer mon article en toute tranquillité. Elle est pas belle la vie ?
Avant l'éblouissant, l'aveuglant compte-rendu de ce nouveau concert, pourquoi ne pas revenir sur la carrière de Bruno CALICIURI ? Rapidement bien sûr !
Bruno est né le 28 juin 1968 à Perpignan. Il grandit à Vernet Les Bains dans les Pyrénées Orientales. Vu son gabarit actuel je me suis demandé s'il ne s'agissait pas d'une plaisanterie, mais non,
il a joué pendant plus de 15 ans au Rugby à un niveau relativement important. Il rêvait, le bougre, de rejoindre l'USAP, le célèbre club de Perpignan. Mais la vie en décide autrement. En 1984,
suite au concert de U2 au palais des sports de Toulouse, Bruno change d'optique : adieu le sport et en avant la musique.
Sa carrière débute à 200 à l'heure (attention aux excès de vitesse) il écume les bals des Pyrénées ! Parallèlement il monte quelques groupes dont la liste trop impressionnante ne
tiendrait pas dans ces quelques lignes.
Les choses sérieuses débutent avec le groupe INDY, 2 albums et 200 concerts et se poursuivent avec TOM SCARLETT un album et
300 concerts de plus. Mais sa carrière ne décolle pas. En 2001 il jette l'éponge, il est temps de faire le point.
Après maintes réflexions il repart à zéro. Il transforme son nom en CALI, écrit de nouvelles chansons avec son guitariste et ami de
toujours Hugues BARETGE. Bars, petites salles, premières parties...
En juillet 2002, il est remarqué par la maison de disque LABELS qui le signe immédiatement.
Août 2003 premier album "L'Amour Parfait" gros succès commercial suivi par "Menteur" en octobre 2005 qui se veut beaucoup plus Rock. Son public grossit et ses prestations
scéniques font parler d'elles.
En février 2008 nouvel album : "L'Espoir", disque d'or dès la première semaine.
A ne pas manquer un album live : "Le Bordel Magnifique" enregistré à Lille, ce disque tente de retranscrire l'ambiance fusionnelle de CALI avec son public.
Mais quoi de plus naturel que de vouloir se rendre compte par soi-même de l'ampleur du bordel ?
Bienvenue au Zénith de Paris totalement identique à celui d'Orléans, excepté la couleur des sièges !
En première partie un duo basque DAGUERRE pas franchement convaincant mais la route est parfois longue avant d'atteindre le
sommet.
Des images de manifestants sur un écran géant. Et l'arrivée de CALI. Il bondit telle l'inflation, court de droite à gauche, sautille. Le ton est donné : le set sera énergique et
engagé.
Pas de fioriture dans les jeux de lumière, seule entorse un écran géant qui diffuse des images pour donner plus de poids à certaines chansons : 1000 Coeurs Debout, Guisepe & Maria, Le Droit
Des Pères, Sophie Calle n° 108. Beaucoup d'émotion lorsqu'il parle de son association les papas = les mamans. Il prend la défense de la cause étudiante et
leur demande de tenir malgré les vacances. Il parle, il parle. Certes, mais il chante également ! Il se donne sans retenue. Il s'aménage des moments de douceurs et nous concocte des
surprises : "Je Me sens Belle" en duo avec Marie GILLAIN.
Des musiciens très professionnels dont le célébre Richard KOLINKA égal à lui même, que l'on aurait pourtant préféré un peu plus effacé.
Cali invite une charmante demoiselle pour une danse torride sur une petite avancée, devant la scène. Elle n'est pas prête d'oublier cette soirée.
Chaque chanson interprétée est un tube repris en coeur par le public du Zénith. On est venu en famille ce soir, un groupe d'enfant agitent des pancartes : "CALI je t'aime", des
drapeaux catalans bien sûr.
CALI n'hésite pas à provoquer les Parisiens :
- "l'année prochaine nous verrons le PSG jouer en ligue 2".
Malgré nous avoir dit que le temps du slam était révolu, il ne peut s'empêcher 3 titres plus tard de quitter la scène pour se mélanger au public. Il traverse la fosse. Il monte dans les
gradins. Une fois au sommet il se jette dans la foule et rejoint les planches tenu à bout de bras pas ses fans.
A la fin du premier rappel les spectateurs agitent des feuilles de couleurs avec inscrit dessus :
- "Merci".
CALI transforme vite une de ces feuilles en avion de papier qu'il renvoie dans la salle avec cette réflexion :
- "Celui là les Chinois ne l'auront pas."
Après un second rappel les musiciens viennent saluer le public, Marie GILLAIN est au coté de CALI. Et puis tout le monde se retire... sauf CALI tout de blanc
vêtu qui ne peut pas s'arracher à son fidèle public. De la générosité il en a crois moi, il est beau, sincère, simple... entre lui et nous c'est l'amour parfait.
par Magiclilive
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Compte-rendu de concert
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