Mercredi 12 avril 2006 ZENITH D'ORLEANS JEAN-LOUIS AUBERT

J'ai un peu paniqué ce matin, ma machine à laver le linge n'a pas commencé son cycle comme à son habitude, je sais pas, elle ne faisait pas le même bruit. Ecoute elle tourne en ce moment on verra lorsque le programme sera terminé. Ah tu t'en fous, mais totalement ! Pardon, moi qui voulais te donner également des news sur ma participation aux bénéfices, oui elle est enfin sur mon compte. Exact je suis pêté de tunes, mais ça ne ne va pas durer longtemps rassure toi. Le 15 mai je me remets au régime Caliméro, vous connaissez le refrain je vous le resserts à longueur d'année
-" je suis malheureux, j'ai pas de pognon.." (personne n'y croit)
Si une dernière chose tout de même, j'ai récupéré mon Body surf hier. Voilà c'est terminé. Tu sais je ne fais pas ça par plaisir. Par l'intermédiaire du Blog je donne des nouvelles à Tata Odile qui refait sa vie au Croisic avec...loic, non avec Tonton Pierre!!! c'est un peu comme si j'étais un travailleur social et que je participe à la lutte contre l'alcoolisme en loire Atlantique. Je me dis que pendant que Tata lit elle ne boit pas (à moins qu'elle puisse faire les deux à la fois).
Bon c'est parti les enfants chéris :
Je pense à toi cousine Valérie (les gens qui me lisent doivent se dire que ma famille est gigantesque, mais tu sais nous sommes tous un peu cousins (enfin d'air quoi) je ne vais pas trop m'étendre.
Tout le monde le sait Jean Louis est né le 12 avril 1955 (tu as compris il fêtait ses 51 ans ce soir à Orléans) à Nantua dans l'Ain. Il déménage très vite pour Paris avec toute sa famille (son papa est sous préfet). Je ne te parle pas de sa scolarité puisqu'à 17 ans il part tracer la route aux USA avec sa guitare et...rien d'autre. Pour vivre il fait la manche en reprenant tous les standards des Rolling Stones. Il faut toujours que tu gardes à l'esprit que Jean-Louis est et restera un rebelle.
De retour en france première rencontre capitale pour Jean Louis : celle de Richard KOLINCA (batteur mais qui ne le sait pas?). Ils forment le groupe Sémolina et enregistrent un 45 t (demande à tes parents!) : Plastic Rocker. Autant te dire que si tu possédes ce disque, tu es potentiellement extrèmement riche.
En 1976 Richard et Jean-Louis rencontrent Corinne MARIENNEAU et Louis BERTIGNAC . Ils répétent et composent le fameux "METRO C'EST TROP". Novembre 1976 au centre Américain (Paris) ils jouent pour la première fois ensemble, TELEPHONE est né ! Nous allons vivre les meilleures années de notre vie. Grandir avec les succés du groupe. Ils vont être omniprésents pour toute une génération (la notre enfin la mienne) Un symbole, LE groupe Rock français de référence et le seul qui tienne la route. Des paroles béton, une musique à tomber par terre. Un mythe, un modéle, en un mot un exemple pour la jeunesse. Nous avons TOUS des souvenirs qui nous rapproche du groupe : cet incroyable concert du 03 octobre 84 sous chapiteau devant la gare d'Orléans. La Bombe Humaine qui a fait les beaux jours de la patinoire. J'en ai les larmes au yeux. C'est toute mon adolescence qui resurgit. Putain merde.
En 1986 tout s'écroule le groupe se sépare. L'éternel adolescent refait vite surface et se lance dans une carrière solo. Il se defait non sans mal de son image Rock. Toujours accompagné de son copain Richard ils explorent des voies différentes et cela leur reussit pleinement. Les albums s'enchainent. Les ventes explosent. Le public le suit une fois de plus.
Il collabore avec des gens différents : Tony ALLEN, Mad Shere Khan, Raphaël et surtout tu vas en tomber sur le cul : Barbara.
Son sixième et dernier album "idéal Standard" est sorti en 2005. Il est superbe, mais tu t'en doutais déjà, il a été enregistré au Chateau d'Hérouville, célèbre studio dans les années 70 (David Bowie, Elton John, Pink Floyd).
Voilà j'ai fait le tour, n'hésite pas à faire des recherches sur Internet, surtout sur sa discographie que je n'ai même pas survolée !

20h30 ZENITH le voilà ! Il fend la foule avec sa guitare, traverse lentement une partie du public, le sourire aux lèvres et monte sur scène. Nous allons vivre les 3 heures les plus intenses de notre vie.
Le public est déjà acquis à sa cause et il n'a pas véritablement commencé, incroyable! Sur scène 5 musiciens : un clavier le chapeau vissé sur la tête, une bassiste toute jaune qui ondule du body, j'aime bien son côté féline, à la guitare Michel Berger gamin et bien entendu Richard derrière ces fûts. C'est un spectacle à lui tout seul. Il y a toute une chorégraphie dans ses mouvements. Lui non plus ne veillit pas.
Le décor est relativement sobre. Un énorme globe servira de support visuel aux chansons durant la soirée. Des lumières étudiées simples mais efficasses.
Le ton monte assez rapidement, comme le son d'ailleurs, pour exploser avec "Locataire". Nous avons pris notre rythme de croisière qui ne descendra plus de la soirée.
Tous les vieux cons de mon âge (ce qui représente une bonne partie du public) en bavent de joie. le charisme de Jean-Louis agit comme à chaque concert. Cousine Valérie tape des mains et ne tient plus en place. Rodolphe nous a quitté pour le ...bar (mauvaise langue), Lolo sautille sur place, elle pense avoir retrouvé ses vingt ans laissons la rêver! Cousine Sophie a laissé tomber son fauteuil et nous a rejoint dans la fosse. Cette fille a un petit quelque chose dans le regard ses derniers temps, tu sais du pétillant qui augure le meilleur. Mais de là à savoir quoi?! Autour de nous des jeunes tout de même, également sous le charme.
Le concert continue de monter en intensité, nous avons droit à un extrait de Jumping Jack Flash. Richard reprend le style de Charlie et Jean-Louis imite Mick (mais il lui ressemble déjà tant!) la démarche et le hochement de tête sont bien là.
Nous allumons nos portables, souvenir de 2000.
Le public explose pendant "ça c'est vraiment toi". Les guitares se parlent, se répondent, c'est bien fait.
Le concert est équilibré on passe de l'époque Téléphone "ce taxi là c'est toi", "cité électricité" à l'époque "idéal standard" sans heurt. La plupart des gros tubes sont joués. Tout passe haut la main. Que la vie est belle ce soir, j'en oublie mes offres de prêts qui n'arrivent toujours pas!
Un rappel, deux rappels. Tu veux savoir la durée des retours, la tracklist complète, dans l'ordre? Laisse aller, j'ai autre chose à foutre que d'amener mon chronomètre! Je me laisse porter par la musique, je suis dans la musique, je suis la musique! C'est intense ce soir. Avec Aubert je revois défiler une partie de ma vie. Ce gars a grandi avec moi. Il a été de toutes mes premières expériences : premières booms, premier amour, premier pétard, premier chagrin aussi. Il était là hier, il est là aujourd'hui et il sera encore là demain, comme mes amis fidéles. Et nous ferons la route ensemble. Putain c'est un peu nostalgie nostalgie.
Pour l'heure "voilà c'est fini". Sa guitare, la lumière, il lance son éternel :
- on se reverra
et il nous quitte.
A très vite Jean-Louis.




